Centre d’excellence des professions culinaires

L’apprentissage au CEPROC, une voie d’excellence au service de l’emploi

Au cœur du dispositif de formation du Ceproc, l’apprentissage rencontre un franc succès auprès des jeunes. Il séduit un public de plus en plus divers, dont une part importante de diplômés, attirés par les innombrables opportunités professionnelles qu’offre le secteur de l’alimentation.

L’apprentissage est l’ADN du CEPROC sinon l’âme de son projet fondateur. Créé voici cinquante ans par la Confédération nationale des charcutiers traiteurs et traiteurs (CNCT) pour doter la filière d’un instrument de professionnalisation, l’école poursuit son essor sur cette impulsion de départ. Avec six filières de formation en charcuterie-traiteur, pâtisserie, cuisine, boulangerie, boucherie, primeur et une vingtaine de formations, l’école est une référence dans le domaine de la formation culinaire.

Révolu le temps des clichés

Œuvrant  à la valorisation de l’apprentissage, longtemps perçu comme une « voie de garage », le Ceproc a vu la physionomie de ses publics évoluer considérablement ces dix dernières années. Outre le socle des 15-18 ans, il draine une part importante d’étudiants post-bac. L’allongement de l’âge limite légal de l’apprentissage à 26 ans, et plus récemment à 29 ans, ont très nettement contribué à cette mutation qui en fait aujourd’hui une voie d’excellence très prisée. « Après des études en marketing, j’ai intégré le cursus charcuterie-traiteur au Ceproc afin de m’impliquer dans l’entreprise familiale », confie Cédric Guilleminot, apprenti en 2ème année brevet professionnel (BP). Pour les étudiants, très souvent contraints de travailler pour financer leur cursus, le fait de percevoir une rémunération mensuelle au titre du contrat d’alternance et la gratuité de la formation constituent de réelles sources de motivation. L’aide gouvernementale au financement du permis de conduire à hauteur de 500 euros est également un argument incitatif.  

Une féminisation grandissante des filières

Cette diversification de l’apprentissage est allée de pair avec une féminisation de ses effectifs. Cela est le cas en cuisine et plus particulièrement en pâtisserie où la part d’apprenties est égale sinon supérieure à celle des apprentis dans les formations de niveau IV. En charcuterie-traiteur, les apprenties progressent en nombre, impriment leur marque et se distinguent lors de challenges professionnels. En 2019, Clarisse Pereira, en 2ème année BP, fait sensation en  remportant le Concours international de la meilleure terrine de lapin. « L’hétérogénésation des publics apprentis est la preuve tangible de la montée en notoriété de l’apprentissage. C’est véritablement un atout pour l’emploi », insiste Xavier Geoffroy, directeur général de l’établissement.

Un tremplin vers la vie professionnelle

Le succès de l’apprentissage repose sur l’alternance. Elément moteur d’un même attelage, ce dispositif permet aux apprentis du Ceproc de recevoir une à deux semaines de formation à l’école et autant de temps en entreprise. Etroitement liée aux branches professionnelles de l’alimentation et aux commerces de l’alimentation, l’école met l’accent sur les valeurs entrepreneuriales en associant les professionnels par le biais notamment des concours professionnels, des jurys d’examen et bien d’autres événements. Toute la dynamique de l’apprentissage déployée au Ceproc est orientée vers l’impératif de l’employabilité. L’école propose à ses apprentis un accompagnement pour ceux d’entre eux rencontrant des difficultés à signer un contrat d’apprentissage. A l’obtention du diplôme, ils se voient aussi proposer des offres d’emploi. 70% des jeunes diplômés du Ceproc sont en poste dans les six mois qui suivent la fin de leur cursus.

L’apprentissage au CEPROC, une voie d’excellence au service de l’emploi