Le Ceproc en Guadeloupe

Le traiteur représente 8% de l’activité hôtellerie restauration de la Guadeloupe. Soucieuse de le redynamiser ce secteur d’activité, la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) de la Guadeloupe a sollicité, voici deux ans, le Ceproc afin qu’il forme des professionnels et les conduisent à l’obtention du Brevet de maîtrise traiteur organisateur de réception (BM TOR).

BM TOR GuadeloupeFaire appel à un traiteur pour un événement d’entreprise, un mariage ou un repas familial est monnaie courante. Cependant, « un nombre important d’entrepreneurs s’improvisent traiteurs sans en avoir les compétences requises, portant préjudice à la profession », regrette Fabrice Calabre, président de l’Association unis et solidaires pour l’artisanat en Guadeloupe. Ce militant du produire local, éleveur passionné, charcutier traiteur formé au métier dans la région du Sud-Ouest, dirige la société Cochon Plus. A l’annonce du lancement du BM TOR, il a tout de suite été séduit par le projet. Objectif : redonner ses lettres de noblesses à l’activité du TOR en agissant sur l’écoute des clients, la formalisation de l’offre, la qualité et l’image.

Donner corps à l’activité TOR en Guadeloupe

Echelonnés sur six semaines, les modules professionnels proposés par le Ceproc ont porté sur les aspects commerciaux et organisationnels, les outils opérationnels de pilotage, en passant par la décoration, jusqu’au « service après-vente ». « Il s’est agi de structurer le TOR en Guadeloupe afin qu’il soit reconnu comme un métier à part entière », précise Michèle Neveu, intervenante TOR au Ceproc envoyée à Pointe-à-Pitre pour former les professionnels guadeloupéens.

Depuis le lancement du projet en 2015, le Ceproc a formé deux promotions constituées majoritairement de chefs d’entreprise. Pour ces professionnels, la volonté d’incarner une élite pionnière à même d’ancrer solidement le TOR en Guadeloupe est forte. Tout au long de leur formation, ils affirment avoir constaté une réelle montée en compétence. « Auparavant, je perdais de l’argent car mon offre n’était pas formalisée, je ne tenais pas compte des aspects annexes comme la sécurité, le matériel ou la décoration, je n’effectuais pas de suivi de devis, je ne conseillais pas ma clientèle. Grâce au BM TOR, ma démarche commerciale est mieux structurée, je suis en mesure de mieux accompagner ma clientèle dans ses sollicitations et dégager une marge commerciale », se félicite France Chalder, responsable du Syndicat des restaurateurs et traiteurs de Guadeloupe, à la tête du restaurant traiteur Calypso des Iles. Fabrice Calabre abonde en ce sens. « Le BM TOR a redynamisé mon activité à tout point de vue : gestion au quotidien plus efficace, relation renforcée avec la clientèle, meilleures conditions de travail avec mes collaborateurs », souligne-t-il.

Pari réussi pour le lancement du BM TOR. « C’est un honneur pour moi d’avoir conduit à la réussite des professionnels issus d’horizons culinaires divers avec des exigences très différentes », se réjouit Michèle Neveu.  Le partenariat entre le CMA de la Guadeloupe et le Ceproc a de beaux jours devant lui.

La formation TOR mise en place par le Ceproc en Ile-de-France voici plusieurs années a désormais vocation à « s’exporter » dans les régions de France.

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