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Xavier Goeffroy : « Le lancement du Parisculteur au CEPROC répond aux enjeux de la transition alimentaire »

Un Parisculteur prendra ancrage au CEPROC dès le mois de novembre avec pour ambition la végétalisation de 300 mètres carrés de surface. Conduit par l’association Croque ta Ville, dont le projet « le Lopin » a été retenu par la ville de Paris, il impulsera une micro production agricole locale à visée pédagogique et citoyenne. Le directeur général du CEPROC Xavier Geoffroy se félicite de cette initiative dont il précise les contours dans cette interview.

 

Qu’est-ce qui a motivé votre décision de recourir à un Parisculteur ?

Cela part d’une conviction personnelle forte. Je pense que la jeunesse n’est pas suffisamment au fait des problématiques de la gestion des déchets, des circuits courts, de la saisonnalité…  Lorsque l’on est investi de la mission de former des publics qui ont vocation à transformer des produits et des denrées à des fins alimentaires, on se doit de leur apprendre à adopter le comportement le plus écoresponsable et le plus durable qui soit. Par-delà les impératifs écologiques dictés par les chamboulements environnementaux auxquels nous faisons face, il y a les exigences citoyennes de sensibilisation à l’ensemble de ces enjeux au centre desquelles la pratique culinaire tient une place centrale.

Comment est né ce projet ?

Après le succès rencontré par la saison III des Parisculteurs sous l’égide de la Ville de Paris, nous avons voulu offrir notre concours à cette agriculture urbaine francilienne en plein essor. Les services municipaux, qui ont apprécié la pertinence de notre démarche, nous ont étroitement accompagnés. Nous avons travaillé conjointement sur la formalisation de notre projet, le repérage et la cartographie des espaces du CEPROC à végétaliser. Cinq Parisculteurs ont répondu présent suite à notre proposition. C’est le projet « le Lopin », à l’initiative de l’association Croque ta Ville, qui a été sélectionné.

Quels critères ont présidé au choix du Parisculteur Croque ta Ville

Très intégré à l’école, le projet « le Lopin » porté par l’association Croque ta Ville est plus en harmonie avec la philosophie de notre établissement et des formations culinaires que nous dispensons. Il répond directement aux enjeux de la transition alimentaire par sa dimension pédagogique tournée vers une production maraîchère urbaine à taille humaine, au service non seulement de nos apprenants et formateurs, mais également des salariés et de l’environnement avoisinant du CEPROC.

Quels seront les grandes missions du Parisculteur ? 

Il proposera des ateliers de culture de fruits, mini-légumes, aromates et fleurs comestibles selon les préceptes de l’agroécologie. Les produits récoltés seront directement employés lors des cours de pratique culinaire et servis au restaurant d’application ou à l’occasion des événements organisés par l’école. Ils pourront également être proposés sous forme de conserves ou autres à  nos apprenants et salariés. Mon ambition première demeure la sensibilisation de ces derniers à l’importance de la production locale, des circuits courts, du rapport à la saisonnalité et de la valorisation des déchets alimentaires.

 

Xavier Goeffroy : « Le lancement du Parisculteur au CEPROC répond aux enjeux de la transition alimentaire »