Le Grand prix de France de la charcuterie artisanale, organisé au CEPROC du 3 au 5 octobre sous l’égide de la CNCT, a tenu toutes ses promesses. Un succès événementiel, qui « illustre toute la vitalité de la charcuterie artisanale française », a déclaré Joël Mauvigney, le président de ladite confédération. Un rendez-vous désormais incontournable, dont l’importance grandissant témoigne de l’ampleur de l’engouement français pour la charcuterie.
L’édition 2026 a vu concourir dix candidats aux profils très divers : cinq dans la catégorie « Chefs », réservée aux professionnels âgés de 24 ans et plus, cinq dans la catégorie « Juniors » réunissant des jeunes talents de 18 à 23 ans. Ils ont travaillé pendant deux journées d’affilée sur des recettes très élaborés, mobilisant un large éventail de techniques : une tête roulée de cochon façon lyonnaise, une truite en croûte de feuilletage accompagnée de sa sauce choron, ainsi qu’un lapin entier farci aux piquillos et au fenouil, accompagné de trois petits farcis différents, 100 % végétaux, et d’une sauce libre. En plus de ces préparations salées, les candidats de la catégorie « chefs » devaient également réaliser un Paris-Brest.
Les participants ont travaillé dans les laboratoires de charcuterie du CEPROC, dotés de tous les équipements requis pour atteindre un tel niveau d’excellence. Un cadre à la hauteur du prestige de ce concours, lequel a bénéficié d’un jury constitué de figures de la profession, à l’instar du maître artisan charcutier-traiteur Yves Brelot, du champion du monde de l’ICC 2019 Philippe Brizet, du champion du monde du pâté en croûte 2025 Thibault Gonzales ou encore du MOF Julien Denjean qui a secondé avec brio le président du jury Jauffrey Mauvigney.
Véritable temps fort du concours, la cérémonie de proclamation des résultats a réuni l’ensemble des protagonistes de l’événement : candidats, équipes du CEPROC, membres du jury, familles des candidats, partenaires. Un beau moment de communion entre les générations. A cette occasion, les professionnels ont souligné, à l’unanimité, la motivation des participants et leur rigueur technique, eu égard à l’exigence du sujet.
Le mot de la fin est revenu au président du concours Joël Mauvigney. Le président de la CNCT a rappelé l’importance de tels concours dans le rayonnement de la profession et l’impérieuse nécessité de leur pérennisation. Une déclaration forte qui esquisse le chemin de l’avenir et invite à la poursuite de la dynamique initiée par Joël Mauvigney.