« J’ai particulièrement apprécié les séances de travail au restaurant d’application »

INTERVIEW DOROTHEE DESBOIS, ETUDIANTE EN CAP CUISINIER ADULTE

Dorothée Desbois a intégré le CAP adulte cuisine après une longue carrière dans le domaine médico-social où elle a notamment exercé la fonction de chef de service au sein du groupe SOS.

 

Pourquoi une reconversion professionnelle dans le domaine des arts culinaires ?
Il s’agit d’un choix mûrement réfléchi. J’y travaille depuis plusieurs années. Après avoir quitté SOS il y a près de deux ans, j’ai intégré un MBA « cuisine et entreprenariat » en huit mois à l’école ESG. Cette formation m’a permis d’acquérir des compétences très concrètes telles que l’élaboration d’un business plan, la gestion d’une entreprise, le mangement d’une équipe… Soucieuse de combler la dimension culinaire, sous représentée dans ledit cursus,j’ai décidé de m’inscrire à l’Atelier des chefs pour une formation de trois mois avant de me convaincre d’opter pour une formation diplômante.
Comment en êtes-vous venue à intégrer le Ceproc ?
Plusieurs recherches sur internet et un entretien déterminant avec l’équipe pédagogique ont fini par me convaincre d’opter pour cet établissement. La rencontre avec le formateur de technologie culinaire Pascal Person fut particulièrement passionnante et instructive. Son expérience de chef cuisinier dans des maisons étoilées et sa connaissance du milieu de la restauration m’ont permis de me forger une opinion plus précise du métier.
La formation est-elle à la hauteur de vos attentes
Oui, parfaitement. Les cours de pratique m’ont dotée de fortes bases culinaires. J’ai apprécié la « pédagogie douce » du formateur Eric Barranger. Toujours disponible et à l’écoute, Il a su s’adapter à chacun des stagiaires du groupe, nous livrer de bons conseils et des astuces très utiles pour la suite. J’ai particulièrement apprécié les séances de travail au restaurant d’application qui m’ont permis de vivre les montées d’adrénaline du coup de feu. Ce sont ces moments intenses sur le plan émotionnel que nous recherchons dans ce métier, au travers d’une brigade et de son mode de fonctionnement hiérarchique. Dispensés avec beaucoup de professionnalisme, les cours de technologie culinaire et de science appliquée m’ont permis d’acquérir des compétences très concrètes. J’ai, par ailleurs, été très sensible au cours de dessin. Cette matière, a priori secondaire au regard du barème de l’examen de CAP, m’a procuré beaucoup de plaisir. Vivre le goût avec les yeux, c’est un aspect essentiel dans les métiers culinaires où l’esthétique prend une importance sans cesse grandissante !
Quels sont vos projets à l’issue de votre formation ?
Je suis à la recherche d’un lieu en vue de l’ouverture d’un petit restaurant. J’ai été très imprégnée de l’esprit du restaurant El Casal à Barcelone au sein duquel j’ai effectué mon stage de formation. Cette maison propose une cuisine française traditionnelle autour d’une carte fixe. Une attention toute particulière est accordée à la fraicheur des produits avant toute considération d’ordre gastronomique. C’est cette simplicité culinaire que je compte mettre à l’honneur.
Propos recueillis par le service de communication du Ceproc

« J’ai particulièrement apprécié les séances de travail au restaurant d’application »